ECOMOBILITE / ECOCONDUITE

Les pouvoirs publics, en partenariat avec les associations, s'attachent par les études d'écomobilité puis la mise en place de solutions à diminuer la pollution routière et à gérer les pics de pollution et l'engorgement, qui dégradent la qualité de vie, la santé humaine et les écosystèmes. En s'appuyant sur les données locales et des observatoires de la mobilité, un état des lieux, régulièrement mis à jour, permet de lister les enjeux et les répercussions sur la population, la vie sociale, l'économie, le système de santé. Ils redéfinissent par exemple les trajets domicile-école sans surcoût économique pour les ménages.

Les solutions conjuguent généralement :

  • le principe de la ville dense et mixte, qui peut limiter le besoin de longs déplacements et les temps de déplacement ;
  • une lutte contre la périurbanisation ;
  • les transports en commun en site propre plus fluides, plus confortables, avec des cadences appropriées ;
  • les vélos ou véhicules partagés ;
  • un réseau de pistes cyclables ;
  • les réseaux intelligents de gestion des flux ;
  • des stations de recharge ;
  • une intermodalité et une multimodalité facilitées, y compris par une billetterie unique, des « multi-pass », etc. ;
  • une planification appropriée (plan de déplacements urbains, scolaires, d'entreprise...) ;
  • un accroissement du parc de véhicules propres ;
  • des actions de sensibilisation et d'éducation de la population.

 

On parle de « liaisons douces » pour les cheminements séparés de la voie pour les véhicules motorisés.

Quelques chiffres

Parcours

En France :

  • 15 % des déplacements en voiture en ville sont inférieurs à 500 m ;
  • 50 % des déplacements en voiture en ville sont inférieurs à 3 km.

Les Français de quinze ans et plus effectuent en moyenne 4,3 voyages à longue distance par an (voyages aboutissant à plus de 100 km de leur domicile).

Le taux d'occupation moyen des voitures est de 1,4 passager en France.

Exemple de transport écoresponsable

transport en commun

                                                                                                            Les bus et parcs relais seront gratuits les 1ers samedis du mois

        et                

                                                                  covoiturage


ne pas confondre avec l 'autopartage

Plutôt que de disposer d'une voiture personnelle qui reste l'essentiel de son temps au garage ou sur une place de stationnement, l'utilisateur d'un service d'autopartage dispose d'une voiture qu'il ne finance que pour la durée de son besoin. Le reste du temps, la voiture est utilisée par d'autres membres.

                                                 Autopartage Yélomobile - Yélo

 

 

 

 

L'intermodalité consiste à combiner plusieurs modes de transport pour un même trajet : trains et vélos en libre-service ou avion et taxi par exemple pour le transport de passagers, train et camion pour les marchandises.

 

 

L'écoconduite

 

 

L’éco-conduite désigne un ensemble de règles permettant d’adopter une conduite économique et écologique. Meilleure pour l’environnement mais aussi pour votre véhicule, adoptez l’éco-conduite grâce à quelques gestes simples.

L’éco-conduite est un comportement sur la route permettant d’adopter une conduite éco-responsable, c’est-à-dire moins polluante et plus saine pour votre véhicule.

Ce concept se caractérise par une conduite plus souple et une adaptation de la vitesse du véhicule, deux gestes qui permettent de :

  • diminuer sa consommation et ses dépenses en carburant ;
  • réduire son impact sur l’environnement ;
  • augmenter la sécurité du conducteur et des autres usagers.

 

Conduite économique et écologique : les bons gestes

L’éco-conduite consiste à adopter une conduite économique et écologique, pour le bien de l’environnement mais aussi de votre porte-monnaie.

En optant pour une conduite plus douce et en entretenant régulièrement votre véhicule, vous pourrez ainsi réduire vos émissions de CO2 ainsi que votre consommation de carburant.

Pour une conduite plus souple, quelques gestes simples peuvent être appliqués :

  • diminuer son allure. Pour un véhicule standard, une augmentation de vitesse de 10 km/h entre 120 et 130 km/h, c’est une surconsommation d’un litre de carburant aux 100 km ;
  • éviter les démarrages à froid ou brutaux ;
  • effectuer les changements de vitesse en douceur et ne pas attendre trop longtemps avant de passer le rapport supérieur, pour éviter de rouler en surrégime ;
  • anticiper les ralentissements et préférer le frein moteur à la pédale de frein ;
  • ne pas actionner systématiquement la climatisation lorsqu’il fait chaud ;
  • éteindre son moteur en cas d’arrêt prolongé ;
  • éviter de rouler surchargé inutilement : démontez votre coffre de toit quand vous n’en avez plus besoin peut vous éviter une surconsommation de 10 à 15 % de carburant.
  • préférez le porte vélo ou la remorque plutôt que la galerie qui augmente plus les consomations de carburant

 

L’entretien du véhicule tient aussi une place importante dans une conduite économique. Pensez à contrôler régulièrement le gonflage de vos pneus ; des pneumatiques sous-gonflés s’usent plus rapidement et provoquent une surconsommation de carburant. Veillez aussi au bon état général de la voiture. En plus du contrôle technique obligatoire tous les deux ans, un entretien régulier doit être effectué pour vérifier l’état d’usure et le fonctionnement normal de chaque élément, et réaliser les réparations nécessaires en cas de besoin.

astuces éco-conduite

Les avantages d'une conduite éco-responsable

Adopter une conduite économique représente un avantage pour l’environnement, pour votre véhicule, mais aussi pour votre budget :

  • modérer son allure permet de réduire le nombre d’accidents sur les routes de 10 à 15 %* ;
  • réduire sa vitesse permet également de consommer moins de carburant et de rejeter moins de CO2. 10 km/h en moins correspondent à 3 à 5 L de carburant économisés et une réduction de 12,5 % de vos rejets de CO2 sur 500 km ;
  • réduire votre usage de la climatisation vous permet de réduire vos rejets de CO2 de 15 % sur 100 km. Cette bonne habitude correspond aussi à une économie de carburant de 10 % sur route et 25 % en ville.

la polution sonore

nuisiances-sonores

Le bruit routier est une source de nuisances sonores pour les riverains ou personnes ou activités (sanitaires, touristiques et de loisir par exemple) situées à proximité d'axes routiers. Il est aussi l'un des composants majeurs de la pollution sonore

 

Réduire sa vitesse pour baisser le son

 

JPEGvolume flèche orange

les pics de pollution

lors de fortes chaleurs et de pics de pollution les préfectures peuvent décider d'appliquer la circulation différenciée

seuls les véhicules possédant un certificat peuvent circuler

tout savoir sur le certificat qualité de l'air

C'est quoi un certificat ?
Le certificat est un autocollant rond qui correspond à une classe de véhicule définie en fonction des émissions de polluants atmosphériques.
Est-ce obligatoire ?
Le certificat est obligatoire seulement dans certaines zones. Il peut également permettre de bénéficier de certains avantages instaurés par les collectivités.

 

 

Le certificat qualité de l’air est un autocollant sécurisé, à coller sur le véhicule, qui indique sa classe environnementale en fonction de ses émissions de polluants atmosphériques.

Il existe 6 classes de certificats. Le certificat qualité de l’air permet de favoriser les véhicules les moins polluants :

  • modalités de stationnement favorables ;
  • conditions de circulation privilégiées ;
  • possibilité de circuler dans les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) ou en cas de pic de pollution.

6 classes de certificats qualité de l’air

Les véhicules sont répartis en 6 classes environnementales, à l’exception des véhicules les plus polluants, qui sont non classés et n’ont pas droit au certificat qualité de l’air.

La classification dépend du type de véhicule (voitures particulières, deux-roues, tricycles et quadricycles, véhicules utilitaires légers et véhicules lourds dont autobus et autocars), de sa motorisation et de la norme européenne d’émissions polluantes qu’il respecte, dite « norme Euro ». Une classe spécifique est réservée aux véhicules électriques « zéro émission moteur ».

 

La classification du véhicule est valable pour toute la durée de vie du véhicule.

 

 

le malus éco

Malus écologique, comment ça marche ?

 

Le malus écologique est une taxe due lors de la première immatriculation d'un véhicule polluant. Qui est concerné ? Quel est le barème ? Toutes les réponses.

 Qu’est-ce que le malus écologique ?

Le malus écologique est une taxe due lors de la première immatriculation d’un véhicule. Il vise à inciter les acheteurs à favoriser l'achat des véhicules moins polluants. En effet, plus le véhicule est polluant, plus la taxe est élevée.

 

Quels sont les véhicules concernés par le malus écologique ?

Le malus écologique concerne les véhicules de tourisme émettant plus de 117 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre pour les voitures ayant fait l'objet d'une réception communautaire ou ayant une puissance fiscale supérieure à chevaux-vapeur (CV) pour les véhicules n'ayant pas fait l'objet d'une réception communautaire.

Pour calculer la quantité de grammes de dioxyde de carbone émise par kilomètre par un véhicule,

Etiquette énergie : après les frigos, les autos

 

 

Le malus écologique est payable lors de la première immatriculation du véhicule en France.

Certains véhicules sont exonérés :

  • les véhicules immatriculés dans le genre « véhicule automoteur spécialisé » ou voiture particulière carrosserie « handicap » ;
  • les véhicules acquis par une personne titulaire de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité ».

Les pneumatiques ont leur propre étiquette

 

 

 

ON RESUME...

  • les petits parcours consomment beaucoup de carburant je préfère le transport en commun

 

  • une conduite énergique provoque une surconsommation de 40 % une galerie de 10 % un sous-gonflage et la climatisation sont très gourmand en carburant

 

  • une conduite souple en léger sous-régime économise le carburant
  • j'anticipe les ralentissements en désaccelérant  à l'avance

 

  • la limitation de vitesse participe à la réduction du bruit

 

  • le contrôle technique permet de connaître la pollution de mon moteur et d'effectuer les réglages dans un garage
  • j'utilise la déchetterie pour me débarrasser des huiles et des pièces usées

 

  • l'étiquette énergie permet de vérifier avant l'achat d'un véhicule neuf son niveau de consommation et sa pollution